Sunday, April 7, 2013

My painful work-out



     L’autre jour je suis allée boire une café avec une copine américaine et la conversation a dérivé sur un sujet que les américains prennent très au sérieux : le sport. Je ne connais pas ou très peu d’américains qui font un sport parce que ce sport spécifique leur plaît. En France, j’ai des amis qui font du tennis, du foot, du basket, de la danse, du rugby, de la capoeira ou Dieu seul sait quoi encore parce que cette activité leur plaît. Ils prennent ça comme un jeu, quelque chose qui les détend et leur fait plaisir. Les américains ne font pas ça. Ils font du sport dans une salle et avec une armée de machines dans l’unique objectif d’entretenir leur corps. Ils appellent même ça « work-out » : ils ne jouent pas ils travaillent, donc on n’est pas là pour rigoler, que les choses soient claires.

The other day I went to get coffee with an American friend of mine and we started talking about a topic that Americans take very seriously: working out. I don’t know any (or very few) Americans who practice a sport because they like this specific sport. In France, I have friends who play tennis, soccer, basketball, dance, rugby, capoeira or God knows what because they like the activity. They take it like a game, something that relaxes them and makes them happy. Americans don’t. They work-out in a room with an army of machines with the only goal of staying in shape. They even call it “work-out”: they don’t play, they work so there is no room for fun, let me make this very clear.


     Je vous avais déjà dit que les américains semblent tous avoir un master en nutrition, et bah ils semblent également tous avoir un master en fitness. Or je ne suis pas quelqu’un de très sportif (doux euphémisme). Mais j’ai récemment commencé à me dire que mon régime double cheesburger-glace menthe-pépites de chocolat allait finir par engraisser mes artères, sans parler de mon postérieur. J’ai donc pris mon courage à deux main, et pleine de la naïve certitude qu’en deux semaines je serai nantie du corps de Charlize Theron, je me suis inscrite à une salle de sport.

     Autour de chez moi, il y a une salle de sport environ toutes les 3 rues. Mais la plupart d’entre elles ont des tarifs prohibitifs, ou en tout cas prohibitifs pour mon porte-monnaie de rapiat. Mais enfin j’ai fini par trouver mon bonheur et j’ai commencé à « work out » : je suis enfin devenue une vraie américaine. Enfin presque…

     Quand on arrive dans une salle de sport pour la première fois, on ne peut qu’être légèrement étourdi par le nombre colossal de machines différentes, travaillant différents types de muscles et ressemblant étrangement aux engins de torture du Moyen-Age qu’on voyait dans nos livres d’histoire de 5ème. Dieu merci chaque machine a un petit mode d’emploi astucieusement collé sur la carcasse de l’appareil, qui explique comment s’en servir et quels muscles elle permet de travailler ou les programmes possibles (pour les machines de cardio genre tapis roulants). Le seul problème c’est que les américains sont bien plus habitués à ces machines que moi et connaissent donc tous leur fonctionnement. Ils passent donc harmonieusement d’un appareil à l’autre, changeant les poids, la hauteur du siège ou le programme avec un naturel qui me laisse pantoise. Pendant ce temps je me promène comme une débile d’une machine à une autre, me penchant dans des positions peu flatteuses pour essayer de déchiffrer des modes d’emploi que de toute façon je ne comprends pas. Je fais alors semblant que je ne suis pas satisfaite de cette machine et me dirige vers une autre en espérant que personne n’a grillé mon ignorance. Heureusement, les engins de cardio ont tous un bouton « quick start » qui les fait juste démarrer sans aucune explication. Le bouton « quick start » est mon ami.

     Quand enfin je commence à pédaler sur mon vélo ou à m’agiter sur une autre machine, vous pourriez vous dire que mes problèmes sont résolus. Mais non voyons. Le problème c’est que quand les américaines vont faire du sport, elles ont l’air d’être à un défilé de mode. Je précise : elles sont maquillées, savamment coiffées, et elles ont une tenue qui met parfaitement en valeur leur ventre plat et leurs cuisses fermes et qui est également parfaitement adaptée à l’activité du jour. A ma connaissance, aucun américain ne se lance dans une quelconque activité sans avoir TOUT l’équipement parfaitement adapté. Même les gamins de 6 ans qui jouent au foot ont tous des tenues coordonnées. Mais revenons à notre salle de sport. Quand je fais du sport, je porte un jogging qui a connu des jours meilleurs, un t-shirt froissé, je ne suis pas maquillée et mes cheveux sont en mode désastre. Qui plus est, au moindre effort je deviens rouge et suante alors que les filles autour de moi ressemblent à Eva Longoria. Je suis surprise que personne ne m’ait encore appelée monsieur. 

     Enfin, après de longues minutes d’efforts sur ma machine je descends gracieusement (traduction : je me vautre à moitié car mes jambes ne me portent plus), je marche élégamment vers la sortie (traduction : je clopine douloureusement) et je vais m’évanouir dans ma voiture. Ah et au fait, mon plan a fonctionné. Je ressemble maintenant trait pour trait à Charlize Theron ! Mais dans son rôle dans Monster…


I already told you that all Americans seem to have a masters degree in nutrition, well they also seem to have a masters degree in fitness. Yet, I am not a very athletic person (sweet euphemism). But I recently started thinking that my double cheeseburger-mint chocolate chip ice cream diet may end up fattening my arteries not to mention my butt. So I gathered my courage and full of the naïve certainty that in two weeks I would be endowed with Charlize Theron’s body, I signed up at a gym.
Around my house, there is a gym every mile or so. But most of them have prohibitive fees, or at least prohibitive for my cheap-ass wallet. But I finally found what I was looking for (take that U2) and I started to work out: I finally became a real American. Well, almost…

When you arrive at a gym for the first time, you can only get a little dizzy when you see the colossal number of different machines, working on different muscles, and looking eerily like a Middle-Age torture chamber like the ones we saw in our 7th grade history books. Thank God each machine has instructions cleverly glued to the structure itself, which explains how to use it and which muscles it works or how to change the programs (for the cardio stuff like treadmills). The only problem is that Americans are way more used to these machines than me and they all seem to know how they work. So they skillfully go from one to the other, changing the weight, the seat height or the program with a natural that leaves me stunned. At the same time, I walk around like an idiot, bending over in very unflattering positions to try to decipher instructions that I don’t understand anyway. I then pretend that I am not happy with this machine and go to another one, hoping that nobody caught my ignorance. Thankfully, all cardio equipment has a “quick start” button that just makes them start without any explanation. The “quick start” button is my friend. 

When I finally start pedaling on my bike or shake on another machine, you could think that my problems are over. No, of course they are not. The problem is that when American girls work out, they look like they are on a runway. Let me explain: they wear make-up, their hair is beautifully done and they are wearing an outfit that perfectly shows off their flat stomach and their firm thighs, and that is perfectly adapted to the daily activity. As far as I know, no American would start any activity without having ALL perfectly adapted equipment. Even 6 year-old soccer players have coordinated outfits. But let’s go back to our gym. When I work out, I wear a wrinkled T-shirt and not-so-new sweat pants, I don’t wear make-up and my hair is in disaster mode. On top of that, as soon as I make an effort I turn red and sweaty while girls around me look like Eva Longoria. I am surprised that nobody called me sir yet.

Finally, after many agonizing minutes on my machine I gracefully go down (translation: I half fall down because my legs don’t carry my weight anymore), I elegantly walk toward the exit (translation: I painfully limp) and I go pass out in my car. Oh and by the way, my plan worked. I now look exactly like Charlize Theron! But when she plays in Monster…

2 comments:

  1. Oui mais c'est très drôle, vu par toi! Je compatis, et te trouve bien courageuse, d'aller te risquer dans ces salles de torture.....

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    1. Merci!! Je me trouve egalement bien courageuse et me recompense souvent par un bon muffin voire un cupcake, ce qui limite probablement les effets positifs de ma torture ;-) En tout cas, merci de commenter, ca fait vraiment plaisir d'avoir un retour sur mes articles!!!!

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